Un environnement favorable à la dynamique des banques cotées

Les banques au Maroc ont évolué dans un contexte porteur en 2025, marqué par la combinaison d’une série de facteurs positifs. En effet, trois éléments clés expliquent cette tendance : 

(1) Une accélération de la croissance économique à 5,0% après 3,8% en 2024, soit un plus haut depuis 2017.
(2) Un effort d’investissement public inédit de 340 MMDH, soit 21% du PIB contre une moyenne historique de 17%.
(3) Une politique monétaire accommodante soutenant davantage la croissance. Pour rappel, de -25 PBS en mars 2025, et ce, pour la troisième fois depuis juin 2024. 

Les messages clés à retenir lors de cette édition sont les suivants : 

  • Portés par le supercycle d’investissement du Maroc, les crédits à l’économie affichent en 2025, leur plus forte croissance observée depuis 15 ans, soit +8,0%. Comme attendu, les crédits à l’équipement s’accélèrent de +25% à 304 MMDH, représentant un poids record dans les crédits de 24% à fin 2025. À cet effet, le Trésor alimente les besoins de financement des institutionnels au Maroc via les opérations de lease-back de ses actifs immobiliers ; 
  • Les réalisations des banques cotées à fin septembre 2025 sont globalement en ligne avec nos prévisions initiales. Le secteur coté affiche un PNB en hausse de +6,0% à 72 MMDH et un RNPG en croissance de +13,6% à 17 MMDH. Au-delà de l’effet volume, les banques ont bénéficié de : (1) l’optimisation du coût de la ressource à travers un poids des RAV de 73% dans les dépôts, (2) la montée en charge des activités de marché dans la structure du PNB dans un environnement de Taux favorable, (3) l’adoption croissante du Digital Banking par les clients permettant une optimisation du réseau de distribution et se traduisant par une baisse du COEX de -0,6 pt à 41%, enfin (4) la baisse du CDR de -9,8% après 2 années d’appréciation, grâce à l’amélioration de la qualité des actifs au Maroc et en Afrique ; 
  • Nous sommes convaincus que le secteur bancaire coté demeure sous-évalué en Bourse. Dans un contexte où le ROE 26E-27E franchit pour la 1ère fois la barre des 13,0%, le P/E du secteur ressort à un plus bas historique de 12,6x sur la même période. En effet, jamais le P/E n’a été aussi bas par rapport à la rentabilité financière du secteur. Une situation inédite qui offrirait selon nous, un potentiel d’appréciation du secteur bancaire coté de +26% en 2026. 

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